Bohèmes au Grand Palais – Mythes, fantasmes et réalités

Bohèmes

Vous vous souvenez de ma wish-list d’expositions parisiennes ? Je peux enfin dire « check » pour l’exposition Bohèmes au Grand Palais… et vous dire : courrez-y car c’est encore jusqu’au 14 janvier 2013 ! Et qu’il n’y a pas qu’Edward Hopper qui soit « so in » en cette fin d’année 2012.

Bon d’accord, je l’avoue, dès que j’ai lu le titre de cette exposition, je me suis sentie irrésistiblement attirée… Parce qu’ayant fait des études de lettres, j’ai un faible pour la littérature du XIXe et que la figure de l’artiste torturé et désargenté reste un grand classique et une sorte de modèle pour la classe estudiantine parisienne… et en particulier celles qui ont fait leurs études à la Sorbonne ! (oui oui oui)

Mais entrons dans le vif du sujet : à quoi ressemble cette exposition et quels en sont les points forts et les points faibles ?

1. Très belle scénographie : couleurs, parcours, alternance entre textes / images et parcours musical. On a même l’occasion de s’attabler dans un café parisien de la fin du XIXè pour admirer des oeuvres de Van Gogh ou Matisse. Seul bémol : les légendes et titres qui accompagnent les oeuvres sont difficilement lisibles car trop petits… même lorsqu’on a 24 ans et de bons yeux !

2. Un parcours historique qui témoigne des glissements, démythifications successives et élaboration permanente de nouveaux mythes. Ou comment à la figure des gitans / tsiganes (que l’on croyait descendre des Egyptiens d’où l’appellation « gipsy » conservée en anglais (ooooh oui vous allez pouvoir briller dans les dîners en ville !!! ne me remerciez pas ;)), hommes et femmes aux vêtements bariolés, artistes des routes et diseuses de bonne aventure venus d’ailleurs, succède celle de l’artiste bohème désargenté, tantôt gai, tantôt torturé… pour être finalement rattrapée par la réalité de la deuxième guerre mondiale et de la « race », les gitans figurant parmi les nombreuses victimes du régime nazi. C’est donc ce mouvement perpétuel entre une réalité, sociale et culturelle, et les mythes, forgés au travers de glissements picturaux et littéraires successifs, que l’exposition propose d’appréhender. Bref, vous l’aurez compris, on en apprend beaucoup, redécouvre énormément (notamment sur Rimbaud et Verlaine et Montmartre) et on en sort avec quelques anecdotes toujours utiles !

3. Quelques regrets néanmoins : l’expo aurait pu être plus longue !

4. Je tire mon chapeau au Grand Palais et à la RMNGP qui déploient des trésors d’inventivité en matière de communication (voir la bande-annonce ici) et au conservateur qui a fait du parcours de l’expo une oeuvre à part entière.

J’espère vous avoir convaincu de vous y rendre rapidement !

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