Buren, monumental au Grand Palais

Dimanche, à l’occasion de la fête des mères, je me suis rendue à l’exposition Excentrique(s), travail in situ au Grand Palais. Une fois de plus j’avais obtenu des invitations via Facebook et je ne savais pas vraiment où je mettais les pieds (bon ne vivant pas en recluse de la vie mondaine, j’avais quand même entendu parler de l’exposition auparavant)

Et j’avoue avoir eu peur dans un premier temps en pénétrant dans la nef du Grand Palais… Des grands cercles de couleurs disposés sur des pilotis, pas de texte, pas d’objets, de toiles, de sculptures… bref, en mon fort intérieur, je sentais la panique monter devant un dispositif que je me sentais obligée d’assimiler à de l’art et que j’avais peur de ne pas comprendre. Car je dois dire que je n’ai jamais vraiment ressenti quoique ce soit devant les colonnes de Buren qui jalonnent la cour du Palais royal (oui, oui je n’ai pas honte de le dire).

Mais cette fois-ci quelque chose s’est produit qui m’a finalement poussée à dire : c’est beau.

Alors pourquoi ?

– Parce que j’aime la couleur et les jeux de lumière et cette oeuvre joue sur ces deux tableaux

– Parce que je trouve que la verrière et la nef du Grand palais sont des monuments architecturaux impressionnants de gigantisme et de puissance, que ce dispositif de ronds de couleurs met parfaitement en valeur voire même sublime

– Parce que l’oeil est sans-cesse attiré, dérouté, interrogé par les couleurs changeantes et les volumes.

Ces quelques photos vous donneront une vision de ce que j’ai pu voir, bien qu’il faille souligner  une différence de taille : l’appareil photo arrive à saisir plus de détails que l’oeil humain et donne à voir beaucoup plus de nuances en permettant de voir différents plans sur un plan unique. Pour produire une image à l’oeil nu, nous devons tourner la tête en tout sens et superposer ce que nous voyons tandis que l’appareil saisi cela en un cliché en donnant à voir les différents niveaux et les profondeurs.

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Je pense donc que Buren a parfaitement su lier son oeuvre au lieu, oeuvre qui ne saurait être exposée ailleurs tant elle entre en résonance avec la nef et la verrière. Il s’agit bien d’une réussite in situ. Mon seul regret : ne pouvoir y retourner plusieurs fois afin de voir, comment au fil de la journée et des changements de la lumière naturelle, puis de la lumière artificielle, le dispositif change et produit d’autres impressions.

Un dernier bémol néanmoins : il y a une bande son qui participe du dispositif mais qui n’est pas audible lorsqu’il y a beaucoup de visiteurs. C’est regrettable, j’aurais aimé savoir quels effets cela produit.

Alors si vous avez l’occasion, jetez y un oeil et surtout n’hésitez pas à demander des informations aux médiateurs culturels qui se feront un plaisir de vous expliquer le travail de l’artiste !

Infos pratiques : Excentrique(s), travail in situ

Jusqu’au 21 juin

Tous les jours, sauf le mardi
De 10h à 19h, le lundi et le mercredi
De 10h à minuit, du jeudi au dimanche

Plein tarif : 5 euros et demi-tarif : 2,50 euros

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