Bayern, Dirndl, Knödel, das alles magst du, gell?

Aujourd’hui je souhaite vous faire partager une de mes lectures du moment. D’aucuns l’assimileront à du roman de gare, mais elle n’en reste pas moins très divertissante, surtout lorsqu’elle me permet de me reposer de mes lectures techniques sur l’Europe et la communication et de renouer avec mes racines bavaroises. [Avertissement : Vous l’aurez compris, cet article aborde une lecture en allemand dans le texte.]

Car oui, je le dis haut et fort, je suis franco-bavaroise (notez la nuance !) et je baigne depuis toute petite dans cette culture à part en Allemagne (la plupart des Länder ont leur culture et dialecte propres, mais la Bavière est particulièrement « patriotique » et se plaît à marquer sa différence). Les Bavarois parlent un allemand qui leur est propre, mangent des bretzels, de la Gelbwurst (une saucisse à base de porc et de veau qui contient des épices, dont du gingembre), boivent de la bière (Paulaner, Augustiner…) et profitent de la vie dans les jardins de bière (Biergarten) où ils se saluent par des « Grüss Gott » (littéralement : Salue Dieu).

Quel ne fut pas mon plaisir donc quand je suis tombée, complètement par hasard au détour d’une librairie berlinoise (ironie du sort), sur le roman de Rita Falk intitulé Winterkartoffelknödel, bestseller Spiegel. A la lecture du titre, j’ai tout de suite su que le roman allait me plaire. Les Kartoffelknödel sont, en effet, un plat typique du Sud de l’Allemagne (on en trouve aussi en Autriche, en République Tchèque et au Luxembourg) : en général ils ont une forme sphérique et sont à base de farine de pomme de terre, ils sont pochés dans l’eau bouillante. Salé ou sucré, c’est un régal.

Bref je m’égare. Le titre était donc programmatique, ainsi que la couverture, d’un voyage textuel en Bavière. Car oui, dès la première page, on note la caractéristique principale du roman : l’écriture en langage courant qui intègre pleinement le dialecte bavarois, dialecte qui donne ce charme et cette bonhomie à la région. En voici un aperçu avec une vidéo de promotion du roman (oui c’est une pratique commerciale assez rare en France, cela mériterait surement un article à part !) :

Mais plus encore que le langage, ce sont les personnages développés par l’auteure, elle-même bavaroise, qui donne toute sa saveur au roman. On trouve d’une part Franz Eberhofer, un policier quelque peu macho, un peu bêta et très veille Bavière, et d’autre part son entourage familial et amical qui réunissent à eux seuls tous les clichés de la région. La grand-mère compte parmi mes préférés : elle cuisine les spécialités culinaires de la région (comptez bien 4h aux fourneaux !) et adore les bons de réduction (caractéristique très répandue en Allemagne : la recherche de la nourriture la moins chère et des bons plans « Schnäppchen » chez Liddl ou Aldi). Pour faire connaissance avec eux, un site internet leur est même dédié ici. (décidément, un article sur le marketing éditorial s’impose…)

Si l’intrigue policière est assez bien menée, c’est avant tout pour le cadre et l’image si stéréotypée de la Bavière et pourtant si vraie que j’ai apprécié le roman. Voyager dans les souvenirs de son enfance, il n’y a rien de plus agréable !

Je conseille donc ce livre aux germanophones qui souhaiteraient progresser en bavarois, aux amoureux de la Bavière et de ses particularités si « old fashion » et aux Européens qui veulent prendre la mesure de la diversité allemande !

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